Les arts de la marionnette comme patrimoine vivant

Les arts de la marionnette comme patrimoine vivant

Voici la liste des pratiques des arts de la marionnette reconnus comme patrimoine immatériel de l’UNESCO:

  1. Théâtre de marionnettes sicilien Opera dei Pupi (2008)
  2. Le wayang (2008)
  3. Le bunraku (2008)
  4. Le Sbek Thom (2008)
  5. Les géants et dragons processionnels de Belgique et de France (2008)
  6. Le karagöz (2009)
  7. Pi ying (2011)
  8. Festival des masques et marionnettes de Markala (2014)
  9. Le théâtre de marionnettes en Slovaquie et en Tchéquie (2016)
  10. La stratégie de formation des futures générations de marionnettistes du Fujian (2011)
  11. Annexes:
    Annexe A
    Annexe B…
    Annexe Z: Sources


Théâtre de marionnettes sicilien Opera dei Pupi 

 

Le théâtre de marionnettes sicilien Opera dei Pupi est une forme théâtrale dont les protagonistes sont les chevaliers du Moyen Âge représentés par des marionnettes particulières, appelées Pupi. Les dialogues des marionnettistes s’inspiraient principalement de la poésie italienne de la Renaissance, de textes hagiographiques ou de l’histoire de brigands célèbres.

Originellement proclamé en 2001, l’Opera dei Pupi est inscrit en 2008 sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’UNESCO.

Il est typique de la tradition sicilienne des cuntastorie (en italien: cantastorie), et fut un genre de spectacle qui eut un succès considérable dans la Sicile du xixe siècle. Pour beaucoup, il faut chercher son origine dans Don Quichotte. (Wikipedia)

Le théâtre de marionnettes dit « Opera dei Pupi » est né au début du dix-neuvième siècle en Sicile où il a rencontré un vif succès auprès des classes populaires. Les marionnettistes racontaient des histoires inspirées de la littérature chevaleresque du Moyen Âge et d’autres sources telles que la poésie italienne de la Renaissance, la vie des saints ou des histoires sur des bandits célèbres. Les dialogues étaient en grande partie improvisés. Les deux principales écoles siciliennes de marionnettes, celles de Palerme et de Catane, se distinguaient principalement par la taille et la forme des marionnettes, les techniques de manipulation et la variété des décors de toile de fond. Ces théâtres étaient souvent des entreprises familiales. Les marionnettes, réputées pour l’expressivité de leur visage, étaient sculptées, peintes et construites par des artisans selon des méthodes traditionnelles. Les marionnettistes, s’efforçant de se surpasser les uns les autres lors des spectacles, exerçaient une véritable influence sur le public. Autrefois, étalées sur plusieurs soirées, les représentations constituaient autant d’occasions pour les gens de se retrouver. Les bouleversements économiques et sociaux provoqués par l’extraordinaire essor économique des années 1950 ont profondément affecté la tradition, ébranlant considérablement ses fondements même. À l’époque, des formes similaires de théâtre ont disparu dans d’autres régions d’Italie, avant de resurgir, pour certaines d’entre elles, une vingtaine d’années plus tard. L’Opera dei Pupi est le seul exemple de tradition ininterrompue de cette forme de théâtre. Les difficultés économiques actuelles ne permettent plus aux marionnettistes de vivre de leur art, ce qui les amène à se tourner vers des professions plus lucratives. Par ailleurs, le tourisme a contribué à amoindrir la qualité des spectacles, au départ exclusivement destinés à un public local. (UNESCO)


Le wayang 

Le wayang ou théâtre d’ombres est un spectacle traditionnel et populaire dans les îles de Java et Bali. Wayang signifie « ombre ». Sa forme la plus courante est le wayang kulit, où les figurines consistent en marionnettes plates de cuir (kulit veut dire « cuir »). « Le théâtre de marionnettes wayang » a été proclamé en 2003 et inscrit en 2008 par l’UNESCO sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. (Wikipedia)

Réputée pour ses marionnettes ouvragées et la complexité de ses styles musicaux, cette forme ancienne de narration a vu le jour sur l’île indonésienne de Java. Pendant dix siècles, le wayang s’est épanoui dans les cours royales de Java et de Bali, ainsi qu’en milieu rural. Il s’est répandu dans d’autres îles (Lombok, Madura, Sumatra et Bornéo) où divers styles locaux d’interprétation et d’accompagnement musical se sont développés. Si ces marionnettes fabriquées artisanalement avec minutie sont de tailles, de formes et de styles variables, deux grands types dominent: la marionnette en bois en trois dimensions (wayang klitik ou golèk) et la marionnette de théâtre d’ombre, plate, découpée dans du cuir (wayang kulit) et dont la silhouette est projetée en ombre chinoise sur un écran. Les deux types se distinguent par leurs costumes, leurs traits de visage et leurs corps articulés. Le dalang, maître marionnettiste, manipule les bras à l’aide de fines baguettes fixées aux marionnettes. Des chanteurs interprètent des mélodies complexes en s’accompagnant d’instruments en bronze et de gamelan (tambours). Les marionnettistes étaient autrefois considérés comme des hommes de lettres cultivés qui transmettaient les valeurs morales et esthétiques à travers leur art. Les paroles et les actions des personnages comiques représentant « l’homme ordinaire » constituaient d’efficaces artifices pour critiquer les problèmes sociaux et politiques. C’est sans doute à ce rôle particulier que le wayang doit sa survie au fil des siècles. Les récits empruntent leurs personnages aux mythes indigènes, aux épopées indiennes et aux contes persans. Le répertoire et les techniques d’interprétation étaient transmis oralement au sein des familles de marionnettistes, de musiciens et de confectionneurs de marionnettes. Les dalang doivent être capables de mémoriser un vaste répertoire d’histoires, déclamer des passages de récits anciens et chanter des chants poétiques avec esprit et inventivité. Le théâtre de marionnettes wayang reste très prisé du public. Mais pour pallier la concurrence de formes contemporaines de divertissement comme la vidéo, la télévision ou le karaoké, les marionnettistes ont tendance à exagérer les scènes comiques au détriment du fil de l’histoire et à remplacer l’accompagnement musical par de la musique pop, contribuant à altérer certaines des caractéristiques de la tradition. (UNESCO)


Le bunraku

Le bunraku (文楽?) est un type de théâtre japonais datant du xviie siècle. Les personnages y sont représentés par des marionnettes de grande taille, manipulées à vue1.

Tradition théâtrale plus particulièrement originaire de la région d’Ōsaka, le bunraku est interprété par un récitant qui chante tous les rôles, accompagné d’un joueur de shamisen à ses côtés, et par trois manipulateurs pour chaque marionnette. Les marionnettistes sont visibles du public et utilisent soit la gestuelle furi, plutôt réaliste, soit la gestuelle kata, empreinte de stylisation, selon l’émotion recherchée.

Les manipulateurs respectent une hiérarchie réglée en fonction de leur degré de connaissance dans l’art du bunraku. Ainsi le plus expérimenté (au moins vingt ans de métier) manipule la tête et le bras droit, le second le bras gauche et le dernier (le novice), les pieds. Pour pouvoir être manipulée, la marionnette possède ce qu’on appelle des contrôles ou baguettes sur ces différentes parties.

Afin de manipuler plus aisément la marionnette, les manipulateurs se déplacent en position de kathakali, jambes à demi fléchies. Ils doivent ainsi faire beaucoup d’exercice physique et d’assouplissement afin d’être les plus agiles possible. (Wikipedia)

Considéré au Japon comme un genre dramatique traditionnel majeur, à l’instar du Nô et du Kabuki, le théâtre de marionnettes Ningyo Johruri Bunraku est un mélange de récit chanté, d’accompagnement instrumental et de théâtre de marionnettes. Cette forme dramatique a vu le jour au début de la période Edo (vers 1600) quand le théâtre de marionnettes a été associé au Johruri, un genre narratif très en vogue au quinzième siècle. Les intrigues racontées dans cette nouvelle forme de théâtre de marionnettes sont issues de deux sources principales : des drames historiques dont l’intrigue se déroule au Moyen Âge (Jidaimono) et des pièces contemporaines explorant le conflit entre affaires de cœurs et obligations sociales (Sewamono). Le Ningyo Johruri a adopté son jeu scénique caractéristique au milieu du dix-huitième siècle. Trois marionnettistes, masqués jusqu’à la taille par un écran, manipulent de grandes marionnettes articulées. Depuis une plate-forme surélevée (yuka), le narrateur (tayu) raconte l’histoire tandis qu’un musicien joue du shamisen, un luth à trois cordes. Le tayu interprète tous les personnages, hommes et femmes, adaptant sa voix et ses intonations aux rôles et aux situations. Si le tayu « lit » un texte écrit, il jouit d’une grande liberté d’improvisation. Les trois marionnettistes doivent parfaitement coordonner leurs mouvements pour donner plus de réalisme aux gestes et attitudes des marionnettes. Celles-ci, dotées de riches costumes et d’expressions du visage propres à chacune, sont confectionnées par des maîtres artisans. Le genre a pris son nom actuel, Ningyo Johruri Bunraku à la fin du dix-neuvième siècle, le Bunrakuza étant un théâtre célèbre de l’époque. Aujourd’hui, il est principalement joué au Théâtre national Bunraku d’Osaka, mais sa troupe de grand renom se produit également à Tokyo et sur d’autres scènes régionales. Des 700 pièces écrites à l’époque Edo, à peine 160 figurent encore au répertoire. Les représentations, qui duraient autrefois toute la journée, ont été réduites de six à deux ou trois actes. Le Ningyo Johruri Bunraku a été proclamé « Bien culturel immatériel important » en 1955. Il attire aujourd’hui de nombreux jeunes artistes, et les qualités esthétiques ainsi que le contenu dramatique des pièces continuent de séduire le public contemporain. (UNESCO)


Le Sbek Thom

Le Sbek Thom est un théâtre d’ombres des Khmers considéré au Cambodge comme un art sacré comme le ballet royal ou le théâtre masqué. Les marionnettes sont très grandes, taillées dans une seule pièce de cuir colorée avec de l’essence de kandaol (Careya sphaerica). Elles représentent les divinités du Reamker (en), la version khmère du Rāmāyana.

« Le Sbek Thom, théâtre d’ombres khmer » a été inscrit par l’UNESCO en 2008 sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité.(Wikipedia)

Le Sbek Thom, théâtre d’ombres khmer, met en scène de grandes marionnettes non articulées, en cuir ciselé, pouvant mesurer jusqu’à deux mètres de haut. Antérieur à la période angkorienne, il est considéré, à l’instar du Ballet royal et du théâtre masqué, comme un art sacré. Les représentations, dédiées aux divinités, n’étaient données que trois ou quatre fois par an pour des occasions spécifiques comme le Nouvel an khmer, l’anniversaire du roi ou la vénération de personnages illustres. Après la chute d’Angkor au quinzième siècle, le théâtre d’ombres a dépassé le cadre rituel pour devenir une forme artistique, sans toutefois perdre sa dimension cérémonielle. Les marionnettes sont taillées dans une seule pièce de cuir selon un cérémonial spécifique à chaque dieu ou divinité représenté. Les peaux sont colorées à l’aide d’une solution à base d’écorce de kandaol. L’artisan dessine la figurine sur la peau tannée, puis la cisèle et la peint avant de la fixer sur deux tiges de bambou qui permettront au danseur d’animer la marionnette. Les représentations ont généralement lieu la nuit, en plein air, aux abords d’une rizière ou d’une pagode. Un grand drap blanc est tendu entre deux hauts mâts de bambou devant un grand feu ou, désormais, des projecteurs. Les silhouettes des marionnettes sont projetées en ombre chinoise sur cet écran blanc. Le manipulateur lui donne vie en effectuant des pas de danse précis et spécifiques. Un orchestre et deux narrateurs accompagnent l’action dramatique. Inspirées du Reamker, la version khmère du Ramayana, les représentations mettent en scène des extraits de cette épopée. Elles peuvent s’étaler sur plusieurs nuits consécutives et nécessiter jusqu’à 160 marionnettes pour un même spectacle. Nombre de ces figures ont été détruites sous le régime répressif des Khmers rouges qui a quasiment anéanti cet art sacré. Depuis 1979, le Sbek Thom retrouve progressivement vie grâce aux rares artistes survivants. À ce jour, trois théâtres d’ombres ont pu renaître de leurs cendres et assurent la transmission des connaissances et savoir-faire concernés, notamment ceux liés à la confection des marionnettes. (UNESCO)


Les géants et dragons processionnels de Belgique et de France

Les Géants et dragons processionnels de Belgique et de France sont un ensemble de manifestation folkloriques qui ont été inscrites par l’UNESCO en novembre 2005 sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité, après que cette pratique festive et rituelle a été inscrite à l’Inventaire du patrimoine culturel immatériel en France.. (Wikipedia)

Les processions traditionnelles d’immenses effigies de géants, animaux ou dragons recouvrent un ensemble original de manifestations festives et de représentations rituelles. Apparues à la fin du quatorzième siècle dans les processions religieuses de nombreuses villes européennes, ces effigies ont conservé un sens identitaire pour certaines villes de Belgique (Ath, Bruxelles, Dendermonde, Mechelen et Mons) et de France (Cassel, Douai, Pézenas et Tarascon) où elles restent des traditions vivantes. Ces géants et dragons sont de grands mannequins pouvant mesurer jusqu’à neuf mètres de haut et peser jusqu’à 350 kg. Ils représentent des héros mythiques ou des animaux, des métiers ou des figures locales contemporaines, des personnages historiques, bibliques ou légendaires. Le combat de Saint George contre le Dragon est mis en scène à Mons, le cheval Bayard issu du cycle de Charlemagne défile à Dendermonde, tandis que Reuze Papa et Reuze Maman, personnages populaires et familiaux, paradent à Cassel. Les processions, qui associent souvent des cortèges laïcs à des cérémonies religieuses, diffèrent d’une ville à l’autre mais obéissent chacune à un rituel précis où le géant a trait à l’histoire, à l’origine légendaire ou à la vie de la cité. Géants et dragons animent ainsi au moins une fois par an des fêtes populaires dont ils sont les acteurs principaux, chaque effigie ayant sa fête à une date fixe. Ils mettent en scène des histoires et dansent dans les rues, accompagnés de fanfares et de groupes de personnes costumées. La foule suit le cortège et nombreux sont ceux qui participent aux préparatifs à différentes étapes de la fête. La création d’un géant, de même que son entretien permanent, nécessite des heures de travail et la maîtrise de plusieurs techniques en raison de la variété des matériaux utilisés. Si ces manifestations ne sont pas menacées de disparition dans l’immédiat, elles subissent toutefois un certain nombre de pressions telles que la transformation des centres urbains et l’afflux touristique, au détriment de la dimension populaire et spontanée de la fête. (UNESCO)


Le karagöz

Karagöz (littéralement œil noir en turc) désigne le théâtre d’ombres turc. Son nom provient de celui de l’un des deux principaux personnages traditionnels, Karagöz et Hacivat. Le thème des pièces met en scène le contraste entre ces deux personnages, Karagöz figurant un homme du peuple illettré proche du public tandis que Hacivat appartient à la classe éduquée et s’exprime en turc ottoman en utilisant des tournures littéraires et des termes poétiques1. Originellement, ce théâtre était tout particulièrement associé à la période du ramadan et il est resté longtemps une distraction très populaire en Turquie. Aujourd’hui, il ne survit que sous une forme édulcorée destinée aux enfants. (Wikipedia)

Le Karagöz est une forme de théâtre d’ombres turc dans lequel des silhouettes appelés  »tasvirs, » fabriquées à partir de peau de chameau ou de bœuf et représentant des personnages ou des choses, sont tenues au bout de tiges devant une source de lumière pour projeter leur ombre sur une toile de coton qui sert d’écran. La pièce commence par la projection d’un personnage de présentateur qui plante le décor et suggère les thèmes de l’histoire, avant de disparaître au son strident d’un sifflet, cédant la place à la pièce proprement dite, laquelle peut comprendre du chant, du tambourin, de la poésie, l’évocation d’un mythe, des exercices de diction et des devinettes. Généralement comiques, ces histoires mettent en scène deux personnages principaux, Karagöz et Hacivat, et toute une kyrielle d’autres, notamment une chanteuse de cabaret appelée Kantocu et un acrobate illusionniste, Hokkabaz ; elles abondent en jeux de mots et imitations des accents régionaux. Les marionnettes sont manipulées par un artiste principal, le Hayali, parfois avec l’aide d’un ou de plusieurs apprentis assistants qui se forment à cet art en participant à la fabrication des tasvirs et en jouant de la musique pour accompagner l’action. Autrefois très souvent joué dans les cafés, les jardins publics et privés, en particulier pendant le ramadan ainsi que lors des fêtes de circoncision, le Karagöz est aujourd’hui donné principalement dans les salles de spectacle, les écoles et les centres commerciaux des grandes villes où il continue d’attirer le public. Le théâtre traditionnel renforce le sentiment d’identité culturelle, tout en rapprochant les individus par le truchement du divertissement. (UNESCO)


Pi ying

Pi ying (chinois : 皮影, pí yĭng) est une figurine du théâtre d’ombre chinois, faite de parchemin translucide rigide, enduite d’huile de sophora, laquée et finement colorée. Habituellement, le cuir employé est de la peau d’âne, car il est le plus translucide, mais quelquefois il a été employé de la peau de veau ou de mouton.

Très délicatement découpées et ajourées sur toute leur surface, les pi ying sont articulées; elles sont animées au moyen de longues et fines baguettes de métal ou de bois, derrière un écran de soie blanche où, vivement éclairées, elles se détachent en « ombre chinoise ». Les spectacles sont accompagnés de dialogues et scandés par de la musique et des chants traditionnels.

« Le théâtre d’ombres chinoises » a été inscrit en 2011 par l’UNESCO sur la liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. (Wikipedia)

Le théâtre d’ombres chinois est une forme de théâtre, accompagné de musique et de chants, qui met en scène des silhouettes de personnages pittoresques en cuir ou en papier. Manipulées par des marionnettistes à l’aide de tiges, ces personnages créent l’illusion d’images mobiles projetées sur un écran formé par un tissu translucide tendu et éclairé à l’arrière. Parmi les artistes du théâtre d’ombre d’âge avancé, beaucoup sont capables de représenter des douzaines de pièces traditionnelles qui sont transmises oralement ou que l’on trouve sous forme écrite. Ils maîtrisent des techniques particulières telles que le chant improvisé, la voix de fausset, la manipulation simultanée de plusieurs marionnettes et la capacité de jouer de divers instruments de musique. De nombreux marionnettistes taillent également les marionnettes dans du bois ; ces dernières peuvent avoir entre douze et vingt-quatre articulations mobiles. Le théâtre d’ombres est joué par des grandes troupes de sept à neuf marionnettistes ainsi que par des troupes plus petites de deux à cinq personnes, principalement pour le divertissement ou les rituels religieux, les mariages et les funérailles, ainsi que d’autres occasion spéciales. Certains marionnettistes sont des professionnels, tandis que d’autres sont des amateurs qui se produisent pendant les saisons de ralentissement des activités agricoles. Les savoir-faire associés sont transmis dans les familles, au sein des troupes et de maître à élève. Le théâtre d’ombres chinois transmet également des informations telles que l’histoire culturelle, les croyances sociales, les traditions orales et les coutumes locales. Il diffuse les connaissances, défend les valeurs culturelles et divertit la communauté, en particulier les jeunes. (UNESCO)


Festival des masques et marionnettes de Markala

Le Festival des masques et marionnettes de Markala, appelé couramment « Fesmamas », a été créé en 1993. Il s’agit d’un événement culturel dédié à l’art des masques et marionnettes en tant que forme d’expression et de créativité. Il regroupe des participants maliens et d’ailleurs (Burkina Faso, Côte d’Ivoire, France, etc.) et se déroule tous les ans à Markala, localité située à quinze kilomètres de Ségou. Le FESMAMAS traite chaque année d’une thématique à vocation socio-sanitaire ou éducative. La dix-septième édition du festival a eu lieu du 28 février au 2 mars 2014. (Wikipedia)

La sortie des masques et marionnettes est une fête rituelle pratiquée dans les communautés bambaras, bozos, markas et somonos de Markala, qui se caractérise par des danses avec des masques, des tam-tams et des chansons interprétées par des danseurs et des marionnettistes. Chacun des masques et marionnettes symbolise le lien sacré entre l’homme et la nature, à travers la représentation d’un animal particulier incarnant des vertus spécifiques de la société. Pendant la saison sèche, les jeunes néophytes reçoivent les connaissances et l’instruction nécessaires pour se préparer au passage à l’âge adulte. L’initiation a lieu dans un bois sacré, au bord du fleuve Niger, où les connaissances et les savoir-faire associés à ces pratiques rituelles sont transmis aux jeunes garçons par leurs aînés. L’initiation se termine par des libations et des offrandes aux génies protecteurs et aux forces occultes afin d’obtenir leur accord pour passer au statut d’hommes formés, prêts à porter le masque et à danser. Après les rites, les célébrations de fin des récoltes offrent une plate-forme d’expression variée des cultures locales, à travers des prières, des musiques, des chants et des danses, où l’on salue la période des pêches individuelles et collectives. Ce rite illustre la cohésion, le dialogue, la tolérance et la continuité des identités culturelles plurielles des communautés de Markala et des villages voisins. Il offre un espace de rencontres festives et d’échanges pour la résolution des conflits intra et intercommunautaires, des querelles et des malentendus familiaux. (UNESCO)


Le théâtre de marionnettes en Slovaquie et en Tchéquie

Dans les communautés de Slovaquie et de Tchéquie, le théâtre de marionnettes est non seulement une forme de divertissement traditionnel populaire, mais aussi une manière de traduire sa vision du monde ainsi qu’un outil éducatif par lequel on fait passer des messages sur les valeurs morales. Les marionnettes, qui représentent des personnages réels ou imaginaires, sont essentiellement confectionnées en bois et animées à l’aide de différentes méthodes. Les premiers détenteurs de cette pratique étaient des familles de marionnettistes voyageurs dont le répertoire a par la suite absorbé des influences locales dans ses aspects linguistiques et thématiques, avec par exemple l’apparition de personnages comiques aux caractéristiques distinctives. Le théâtre de marionnettes fait partie intégrante du théâtre local et de la tradition littéraire de Slovaquie et de Tchéquie. Il joue aussi un rôle important de socialisation pour les interprètes, puisqu’il les aide à se développer en tant que penseurs créatifs, à apprendre les principes de coopération et de communication, et qu’il renforce leur sentiment d’identification sociale. Accompagnant d’autres rituels traditionnels et événements festifs, comme les jours de fêtes, les marchés et les foires, les spectacles de marionnettes prennent aujourd’hui différentes formes mais continuent de puiser dans la tradition. Les détenteurs de cette pratique sont les interprètes, les dramaturges, les fabricants de marionnettes et de costumes ainsi que les concepteurs de décors. Les compétences sont transmises par l’imitation et la pratique dans les communautés d’interprètes et, en Slovaquie, la transmission se fait également dans les dynasties traditionnelles de marionnettistes, ainsi qu’à travers des ateliers organisés par des organisations à but non lucratif et des écoles de musique et d’art. (UNESCO)


La stratégie de formation des futures générations de marionnettistes du Fujian

Le théâtre de marionnettes du Fujian est un art du spectacle chinois qui utilise essentiellement les marionnettes à gaines et à fils. Les marionnettistes de la province du Fujian, dans le sud-est de la Chine, ont développé un ensemble de techniques de fabrication et de représentation caractéristiques de marionnettes, ainsi qu’un répertoire de pièces et de musique. Cependant, depuis les années 1980, le nombre de jeunes qui apprennent l’art des marionnettes a diminué, d’une part à cause des mutations socioéconomiques qui ont transformé leur mode de vie et, d’autre part, en raison de la longue période de formation requise pour maîtriser les techniques sophistiquées de représentation. Devant cette situation, les communautés, les groupes et les détenteurs concernés ont formulé la Stratégie 2008-2020 pour la formation des futures générations de marionnettistes du Fujian. Ses objectifs majeurs sont de sauvegarder la transmission de l’art des marionnettistes du Fujian et de renforcer sa viabilité par la formation professionnelle afin de créer une nouvelle génération de praticiens ; la compilation de matériels pédagogiques ; la création de salles de spectacles, d’instituts de formation et de salles d’exposition ; la sensibilisation du public par l’éducation formelle et non formelle ; la coopération régionale et internationale ; et les échanges artistiques. Cette stratégie a bénéficié d’une large participation des praticiens, de la population locale et des établissements d’enseignement. 200 praticiens potentiels ont ainsi reçu une formation professionnelle ; 20 groupes publics de marionnettistes ont été mis en place et une aide financière a été octroyée aux détenteurs représentatifs. (UNESCO)


Annexes

Annexes z: Sources

https://ich.unesco.org/fr/listes

(Résultats : 15 éléments correspondant à 12 pays)

Il manque ces éléments dans ma liste:

La tchopa, danse sacrificielle des Lomwe du sud du Malawi

La fête de « la Mare de Déu de la Salut » d’Algemesí

Le Batik indonésien

Le Namsadang Nori

Le Nanyin

Le théâtre Nôgaku

Il manque dans la iste de la recherche du mot « marionnette » du site de l’UNESCO que j’ai ajouter dans ma liste:

Les géants et dragons processionnels de Belgique et de France (2008)

https://fr.wikipedia.org/wiki/Patrimoine_culturel_immat%C3%A9riel

www.unima.org/fr/patrimoine-culturel-immateriel-de-lhumanite

https://wepa.unima.org

 

 

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